Dès son réveil, Esther sentit que l’air avait changé. Elle souleva le pan de toile qui fermait son tipi et se retrouva nez à nez avec un bruant des neige ébouriffé qui picorait on ne sait quoi sur un petit monticule de neige tassée.

Elle s’habilla chaudement et dévala à grande enjambées la pente qui traversait le bois de bouleaux jusqu’aux abords de l’université. Arrivée à mi-pente, elle prit le temps d’une pause sur le banc rustique qui était devenu son point d’observation fétiche.